Florian ALRIC
1988 - 2023
Romantique panache
Quand je pense à des êtres, à ceux qui me sont chers,
J’ai comme une fulgurance, une augure messagère
Comme le souffle d’un ange, ou peut-être est-ce toi,
Qui m’inspire à ce jour cette profession de foi.
Je prends ma meilleure plume, disons plutôt clavier
Pour tenter de combler, au moins de satisfaire,
Cet assoiffé des mots que pour nous, tu étais,
D’aventure fantastiques et nappé de mystères
Un gout qui entravait, du moins pour tes parents
Ta vision du réel, en souvent t’égarant…
Mais ce sang froid brillant que tu nous démontrais
Pour sortir des épines plantées dans tes deux pieds,
Me laisse à penser, l’épopée d’un héro,
Comme ceux de ces récits que tu trouvais si beaux.
Et cette capacité, pour nous, à les décrire,
Avecc la gourmandise de pouvoir nous les lire,
Cettee volonté de faire de ta vie un roman
Tu es pour moi , sans doute, héro d’Edmond Rostand
Bien sur de Cyrano, tu n’en as pas le nez
Tu partages un terroir, et son gout pour l’armée,
Tes aventures à toi étaient plutôt comique,
Rien pour être éditer dans le Géographique
Quoiqu’partir moitié nu au pays des pudeurs.
N’a suscité chez toi, jamais la moindre peur,
Tu cherchas au japon, l’habit de samouraï
Faute de grive, un tee-shirt, pour couvrir ton poitrail.
Tu as pu parcourir ce pays enchanté,
Car ils vénèrent comme toi, le Dieu Karaoké.
Tu n’avais pas non plus l’esprit d’un querelleur,
Tu masquais dans les mots la force de tes pudeurs
Tu aimais la ripaille, les jeux, et les copains,
Tes mousquetaires à toi, ils avaient l’air marins
Ce n’est pas une épée, pendu au râtelier
Mais les roues d’un vélo qu’on pouvait y trouvait.
Tu aimais les roues fines, les multiples vitesses
Tu grimpais les obstacles toujours avec finesse,
Le combat à mener était contre toi-même,
Quand tes mollets chantaient un triste requiem
Tu n’étais pas rebelle, mais pensais différents,
Tu troublais les adultes par ton âme d’enfant
Quand Cyrano vivait de très belles aventures,
C’est plongé dans tes livres que tu faisais ta cure.
La lune, pour Cyrano, était un absolu
Toi ce fut dans les vagues que tu vis ton salut.
Tous les deux romantiques, en quête de l’amour,
Tolérant une seule chaine, un adverbe , toujours
Tu as comme lui longtemps recherché ta Roxane
Où empreint du Maroc, une princesse persane.
Romantique tu l’étais, en quête d’absolu,
Encore un point commun, le doute devient exclu !
Tu espérais sauver, la veuve et l’orphelin
et c’est bien ce binôme qui croisa ton chemin.
Mais ta princesse, sans doute, avait trop attendu,
La morsure du Dragon l’avait bien corrompu,
Votre amour n’a pu, hélas, lui servir d’antidote
Extirper la Lumiere de cette sombre grotte.
Tu aimais les problèmes, comme le sel de ta vie,
Mais ce dernier pour toi était boucle infinie,
Tu avais l’orgueil noble, tu refusais l’échec
Problème : une solution !
Un axiome intrinsèque tu n’as pu supporter
Le joug de l’impuissance une vie qui partait
Soudain à contresens.
Et puisque contre-sens dans ta vie il y avait,
Tu poussas ta monture dans un trou raviné
En espérant peut-être, y trouver dans le fond,
Un début de réponse, un bout de solution.
Choisir l’heure de sa mort n’est pas le lot de tous,
Son réveil fût brutal, espérons qu’elle fut douce
Cyrano s’en moquait, Cyrano la défiait,
Mais ne fut pas chez lui, le fruit d’une volonté.
Donc il y a bien chez toi, un esprit de panache
Pour lequel le gascon avait une forte attache
Et pour de ce récit enfin le terminer,
De Rostand, sans vergogne, je vais paraphraser.
“Libre penseur, informaticien,
Rimeur, joueur musicien,
Et voyageur marin,
Fils, petit Fils
Oncle et cousin
Ci-gît Florian, ALRIC MARTIN
Gascon du Gers et de l’adour
qui dans le vide noya l’amour”
